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Blockchain: rois du code, rois du monde?

 

Qu'est-ce que la blockchain? Les futurs challenges des tiers de confiance traditionnels

De l’industrie financière à l’industrie musicale, la blockchain suscite un fort intérêt dans le secteur privé.
Cette technologie pourrait à l’avenir supprimer des intermédiaires lors d’opérations nécessitant un accord entre plusieurs acteurs. Ce rôle est traditionnellement dévolu à des tiers de confiance, tels que les banques centrales, les Etats, les notaires…

◦ Quels nouveaux acteurs s’impliqueront dans la redistribution des chaînes de valeur ?
◦ Quels nouveaux écosystèmes la blockchain pourrait-elle dessiner demain ?

 

C'était lors d'une sorte de "café-philo" en référence aux débats animés de Marc Sautet  au café des Phares, place de La Bastille à Paris. Merci au Tank de nous accueilir, au Social Media Club, au Master Médias et Numérique (MISC) du CELSA Paris-Sorbonne, à Benoît Lafontaine : entrepreneur, directeur technique à OCTO Technology, Claire Leveneur : doctorante sur la blockchain (Paris II), Hubert de Vauplane : avocat spécialisé en droit des finances et des banques.et Aude Fredouelle, journaliste spécialisée à Mind Fintech.

 

 

 

 

  

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Qu'est-ce que le blockchain? Petit rappel

 

 

Le bitcoin a franchit les 19000 $ en décembre, la pluspart des gens savent ce qu’est la blockchain.

C’est une technologie de stockage qui transmet de la valeur de pair à pair sans intermediaires. C’est un registre partagé entre tous les utilisateurs. Tout le monde peut voir toutes les transactions. Ces transactions sont regroupées dans des blocs qui sont validés par tous les partenaires. On parle de « minage », les mineurs, nœuds, valident la trasaction et le bloc.

 

La  blockchain est transparente, immuable : tous es utilisateurs la valide et elle est très sécurisée. Ca permet de valider des transactions entre 2 entités, sans avoir besoin d’un tiers de confiance

 

2008 : 1ere blockchain, le bitcoin monnaie virtuelle

Phénomène technique : puissance processeur car utilisation de cryptographie. Il faut que les opérations soient sécurisées.

Question informatique : la 1ere fonction de la blockchain est des s’assurer que le message véhiculé n’est pas modifié.

« Lse généraux byzantins » : ils sont 12 et un traitre au milieu. Comment savoir si l’ordre n’est pas altéré ?

La raison technique de la blockchain : est-ce que l’information qui circule n’est pas altérée.

 

Bati au départ par les libertariens pour se passer de l’Etat (tiers de confiance).

 

Mais aujourd’hui ça va servir à d’autres choses :

 

Sur la partie IT, ce sont des techniques connues depuis les années 90. C’est une envie de faire autrement.

En 2008 tout le monde fait du web. Mais il faut savoir transérer les donénes de façon décentralisée, un peu comme sur bittorent, que tout le monde connait. Transférer des données, des monnaies, sans la banque, sans l’Eat, pour X raisons, parce qu’ils prennent trop de commission, etc.

 

Pour que personne ne puisse controler ce réseau.

 

On arrive à transférer de la valeur, des bitcoins par exemple, sans que le livre de compte ne soit tenu que par une seule entitié.

 

« on tue les tiers de confiance » !? Est-ce que la blockchain tue vraiment ces tiers de confiance ?

 

Comment peut-on parler de confiance dans la blockchain ?

La gouvernance ? Comment gouvertner un système complètement décentralisé

Concept de la « blockchain privée ».

 

La confiance: « code is law » : d’après les juristes, on ne peut pas déroger au code informatique.

Laurence nous dit « code i slow » : les codeurs prévoient les règles qui font l’arfchitecture du réseau : elles vont règlementer les libertés individuelles. Quoi que l’on fasse, le code est écrit. Si on veut plus de transparence, les autorités qui règlementent, vont devoir encadrer ces codeurs. Pour ne pas avoir à être dirigé par le code, il faut règlementer les codeurs.

 

Sur les blockchain, on transfère des données, on fait executer ces programmes par les blockchains. Ce code va etre executé par tout le monde de la meme façon : « smart contract » : établir un contrat et se substituer à la loi, d’après ce contrat.

 

A quel point une suite de 0 et de 1 peut remplacer une liste de lettres ? Questions juridiques, philosophiques, économiques. Faut-il rempalcer les parlementaires par des développeurs ? Est-ce que l’execution automatique d’une transaction à une force juridique ? C’est la thèse qu’une étudiante est en train de faire.

 

Est-ce que le smart contract est plus fort que la loi ? On peut dire oui

 

Exemple du cadastre : on prend google map, on applique les délimitations des propriétés, et au lieu de l’écrire sur un cahier papier, on va coder ça dans une suite de bloc pour pourvoir ensuite affirmer sa propriété.

 

Est-ce que ce qui est écrit dans un « smart contract » est exact ? Si entre 2 personnes un contrat est fait, un acte juridique, acte notarié : est-ce que ce contrat a la meme force qu’un acte notarier ? Non. On a toujours besoin du législateur ou du juge. Meme si on crée un cadastre virtuel. Il faut que la preuve soit opposable à un tiers. Il faut qu’un juge pour arbitrer.

 

Marchés financiers : la France est le 1er pays à légiférer.

 

Est-ce que le bitcoin est légal ? Ce n’est pas le bitcoin qui est illégal c’est ce qu’on achète avec, l’usage que l’on en fait. Acheter de la drogue avec du bitcoin ou avec une carte bleue c’est pareil.

 

L’acte d’achat du bitcoin n’est pas illégal. C’est l’usage que l’on fait du bitcoin qui peut être illégal. Qu’est-ce que le juge, le législateur reconnait comme illégal.

 

Est-ce que de dire que l’on ne peut pas altérer le code c’est vrai ?

Exemple projet 2016. THE DAO ; On pouvait participer sur etherum et on envoyait des ethers. il y a eu un hack et 50 millions de dollars ont été siphonés. Faille dans le code, que faire ? C’était du détournement de code. Il peut y avoir des failles. LA plateforme n’est pas responsable du code inscrit dans la blockchain. Ce hack n’était pas un hack : une personne a utilisé le code legit, et a subtilisé 50 millions de dollars. Donc dès qu’il y a un souci, il n’y a pas de responsable.

Celui qui a « subtilisé » les 50 millions de dollars était connu et a déclaré : « j’ai respecté le code, j’ai respecté la loi, vous ne pouvez pas m’attaquer. »

Les gens ont proposé une modification du code pour redonner les fonds à qui de droit et tuer le programme qui était buggué. Cette évolution a été proposée à la communauté : 90% des gens ont accepté, 10% sont restés sur la blockchain non modifiée. Il y a eu un « fork » comme on l’appelle.

Ca prouve donc bien que la blockchain est modifiable ?

 

Ca arrive qu’un avocat se trompe, un notaire. L’histoire du yota grec, une virgule mal placée peut changer le sens des phrases.

 

Un procès pour une virgule mal placée a fait perdre 100000 de dollars à une banque !

 

Le erreurs sont possibles dans le monde des lettres, et dans le monde des chiffres aussi.

 

Si on s’apperçoit d’une erreur, on va voir le tiers de confiance pour lui en parler : le juge.

 

Les contrats intelligents ? Smart contracts

On peut conditionner le déclenchement d’un contrat, un paiement, à une condition dont les informations sont inscrites dans la blockchain. Exemple : pari sportif : un tiers de confiance, un « oracle » va devoir certifier la condition.

 

Est-ce que l’on reinvente pas un nouveau système parallèle au système actuel ?

 

Voir les scandales Bitcoins autour des plates formes de confiance.

 

Smart contracts, c’est un mot délicat à employer, traduit par « contrat intelligent ».

 

Il faut que le smart contract soit bien fait. C’est juste un contrat : il faut bien l’écrire, parce que si c’est mal écrit, on ne croit plus personne. Il faut impérativement faire intervenir un « oracle ».

Après techniquement, certains essayent de faire des « oracles » de manière décentralisée. On peut faire confiance à la majorité. Mais qui constitue la majorité ?

 

On utilise beaucoup d’objets connectés. Si on avait une tracabilité, on pourrait utiliser des capteurs et les envoyer dans la blockchain. On pourrait estimer qu’on a confiance. On peut assimiler les objets connectés fiable à des « oracles ».

 

On considère que ce qu’on écrit dans la blockchain ne peut pas être modifié. Mais qui écrit ? Est-ce que l’on écrit de bonnes choses ? Et avec l’intelligence artificielle, ces « oracles » trouveront-ils ce qu’il faut pour rétablir la confiance ?

 

 

  

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Comment gouverner quelquechose qui est décentralisé ?

 

Sur Bitcoin, il y a des limites techniques. Comment prendre des décisions ? Qui prend les décisions ?

C’est un peu comme les communautés open source, il n’y a pas vraiment de chef. Ca marche pas mal quand il y a une petite communauté, mais quand la communauté grossit, cela devient délicat.
Transparence, démocratie.

Qui a le pouvoir alors ?

Dans le 19eme , « pouvoir censitaire » : ceux qui payent de impots peuvent voter.
De nos jours, ce qui on le pouvoir sont les mineurs.
Il n’y a pas que ceux qui minent, mais ceux qui utilisent la blockchain.
Quand il y a eu un fork, qui vote ? Les mineurs. Est-ce que les utilisateurs stakeholders ont donné un avis ? Non.
Le pouvoir appartient aux mineurs qui sont par exemple en Chine, parce que l’electrité est moins chère, etc.

Est-ce que j’ai besoin de rémunérer celui qui va valider la chaine de bloc ?
Celui qui mine est rémunéré. La validation du smartcontract est faite grace au minage rémunéré.
Concensus : sans rémunération ? Il y a de nouvelles blockchain sans avoir besoin de mineurs.



Blockchain « Yota », sans rémunération : quand on fait une transaction, pour qu’elle soit valide, il faut en valider 2 autres.

Coment décider quelle est la rémunération des mineurs ?

Qui décde quoi ? Quand on pose la question aux développeurs, c’est écarté par les communautés : « ca marche très bien comme c’est, que eux-tu faire de plus, traitre ? »

Qu’apporte le minage ? La sécurité du réseau, la validation des transaction. Il faut que ça passe l’épreuve du temps. Bitcoin a passé l’épreuve du temps. Est-ce que le gouvernement chinois pourrait faire pression sur les mineurs chinois pour changer les transaction ? Pour l’instant ce n’est pas d’actualité.

Généralement, la gouvernance de la blockchain est faite par ceux qui l’ont crée.

 

 

  

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Des blockchains privées, comme des clubs

 

 Certains n’ont pas confiance dans le bitcoin, donc ils refusent de confier leurs paiements à une technologie sur laquelle ils n’ont pas la main.

Finalement, une chaine privée c’est un club, il faut pouvoir y entrer. Il y a des règles en places : qui décide, qui fait rentrer un membre, qui vote ? Etc. On préfère régler ça entre nous par ce qu’on se fait confiance.

Et la responsabilité ?

Les protocoles n’ont jamais été remis en cause.
S’il y a y un pépin, qui va payer ? Un mineur ? Il faut que les acteurs soient rassurés. Par exemple, les assureurs seront rassurés. Ce « club » définit à l’avance les différentes politiques de communication, des tiers de confiance, « oracles »… et redonner de la valeur ajoutée.

Pronostics: comment va évoluer la blockchain?

 

Dans les 10 ans, on va avoir beaucoup d’applications blockchain .

 

Aujourd’hui, lors des jugements, il faut des huissiers… Cela simplifierait les choses si une application blockchain pouvait initialiser les procès et résoudre les décisions de justice.

 

« courbe de hype », pic des attentes, et vallée des désillusions, comme toutes technologies, on monte en haut du pic des attentes, s’en suivra une descente des désillusions, puis une remontée derrière.

 

L’avenir c’est la blockchain, plus le big data, plus l’intelligence artificielle.

 

Il y a même des certifications blockchain sur le bitcoin.

 

Le bitcoin est passé d’une fonction monétaire à une fonction de reserve, comme l’or. Il y a eu un changement d’usage. Mais les changements sont lents.

 

Axa fait le buzz sur des contrats addossés à des blockchains quand par exemple un avion arrive 2 h en retard, on nous rembourse : fake news ?

 

La blockchain est drivée par le monde financier et les marchés financiers.

 

Dans le marché de l’art par exemple : ca devient cher d’investir dans l’art. Et si on investissait une partie du blockchain ? Ca arrive.

 

Identité numérique, données santés sécurisés par une blockchain.

 

L’estonie gère les mariages via des smart contracts sur la blockchain.

 

 

 

Voilà, j'espère que ça vous a plu. Vos commentaires/remarques sont les bienvenus

 

 

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